Trois courtes pièces dessinent une constellation sensible dans l'univers de Maguy Marin, chacune un souffle différent. Dans Grosse fugue, les corps se lancent, s'effleurent, s'agrègent et se dispersent, emportés par une pulsion collective presque sauvage entre vitalité et désespoir, portée par la Grande Fugue de Beethoven. Duo d'Eden resserre l'espace : deux présences — peut-être deux amants dans le jardin d'Éden — se cherchent, se confrontent et s'apprivoisent dans une tension fragile et charnelle où chaque geste devient une confession.
Ça quand même est parti d'un texte de Maguy Marin avec la musique de Denis Mariotte, pour deux corps et leurs images multipliées, dans lequel la vie quotidienne intime des arts — ses injonctions inquiétantes d'efficacité et de communication — remonte à la surface et menace le processus créatif. Durée totale : 1h40 entractes compris.